Selon le poste occupé, les principales activités du préposé ou de la préposée à la transformation des produits marins sont d’écailler, de nettoyer, de couper et de parer à la main les poissons ou les fruits de mer ainsi que de démembrer les crustacés et de retirer la chair des mollusques ou des crustacés. Cette personne est appelée à séparer les filets des poissons et à enlever les viscères à l’aide d’un couteau, à examiner les filets pour déterminer le nombre possible et la taille des morceaux, à découper ces morceaux selon les spécifications et à les placer dans des récipients pour la pesée. Elle doit généralement peser et trier le poisson, les crustacés ou les mollusques selon l’espèce, le poids, la taille ou la destination et entreposer les produits adéquatement. La consignation des renseignements sur la production, par exemple la quantité, le poids, la date et la nature des produits emballés, fait également partie de son travail.
Le préposé ou la préposée à la transformation doit, dans certains cas, régler et manoeuvrer des machines pour nettoyer, couper, faire cuire, congeler, fumer, saler, déshydrater ou traiter de toute autre manière les produits marins ou encore pour mettre en boîte, en sac, en caisse ou pour emballer de toute autre manière les produits marins.
Le préposé ou la préposée à la transformation doit s’assurer que les conditions d’entreposage et de manutention des produits sont adéquates et que les aires de travail et le matériel sont propres. Les activités liées à l’entreposage, à l’étiquetage et à la mise en boîte pour l’expédition du produit peuvent aussi faire partie de ses tâches. Ainsi, il ou elle est responsable de vérifier les produits et l’emballage pour déceler les irrégularités et assurer le respect des normes de l’entreprise.
Enfin, la personne exerçant le métier de préposé ou préposée à la transformation peut également être appelée à participer aux différentes étapes liées à la fabrication de produits élaborés et à exécuter les tâches suivantes : mesurer ou peser les différents ingrédients qui entrent dans la préparation du produit, les mélanger et les verser dans des moules, dans des récipients d’emballage ou dans des trémies (des malaxeurs et des broyeurs).
À titre d’outils d’accompagnement, il existe le Guide d’hygiène et de salubrité alimentaire en usine de transformation des produits marins, un DVD sur l’Hygiène personnelle et la salubrité et un DVD sur Techniques de filetage.
La norme professionnelle de préposé ou préposée à la transformation des produits marins et le programme d'apprentissage en milieu de travail ont été élaborés par le Comité sectoriel de main-d'œuvre des pêches maritimes et la Commission des partenaires du marché du travail.
Le programme mène à l’obtention du certificat de qualification professionnelle de préposé ou préposée à la transformation des produits marins. Celui-ci est signé par la ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale et son titulaire est inscrit au Registre des compétences du ministère.
Au début de la démarche de qualification professionnelle, le compagnon évalue les compétences maîtrisées par la personne en apprentissage et ajuste le plan individuel d’apprentissage en conséquence. Le compagnon consigne les résultats de ses évaluations, au début et pendant l’apprentissage, dans le carnet d’apprentissage des fins de reconnaissance des compétences.
La durée de l’apprentissage peut varier selon l’expérience de l’apprenti ou de l’apprentie, l’organisation du travail, etc. Le comité sectoriel de main-d’œuvre estime qu’il faut environ un an ou une saison de production complète pour se qualifier.
La participation au programme est volontaire. L’apprenti ou apprentie a 16 ans révolus et occupe un emploi dans le métier visé par l’apprentissage. En outre, la personne en apprentissage, son employeur et Emploi-Québec signent une entente relative au Programme d’apprentissage en milieu de travail.
Les compagnons sont des personnes qualifiées qui maîtrisent pleinement les compétences de leur métier et qui sont capables de communiquer avec des apprentis, de les soutenir et d’attester qu’ils ont accompli leur apprentissage. Les compagnons devraient, en outre, détenir un certificat de qualification professionnelle d’Emploi-Québec sur le métier en cause. On pourra faire exception à cette règle lorsqu’une entreprise ne compte parmi ses effectifs aucune personne titulaire du certificat de qualification.
Pour obtenir leur certificat de qualification professionnelle, les apprentis doivent avoir terminé leur carnet d’apprentissage et avoir démontré, à la satisfaction du ou des compagnons, qu’ils maîtrisent les compétences décrites dans la norme professionnelle.
